Trouver LE bon club

 Cheval et son cavalier face à la mer, vue de dos

Aujourd'hui j'ai envie de partager avec vous une réflexion que j'ai depuis quelques temps au sujet de l'enseignement et des centres équestres. Elle a été enrichi en regardant la vidéo de Mathilde qui nous parle de son parcours de cavalière et en écoutant le podcast de Pauline qui nous donne son avis sur ce qu'est un bon enseignant.


Le début de l'histoire

Afin de comprendre mon raisonnement je vais vous exposer rapidement mon parcours de cavalière. J'ai toujours été attirée par les chevaux et habitant à la campagne, j'en voyais souvent, je rêvais de pouvoir les côtoyer plus régulièrement. Vous le savez comme moi, les cours d'équitation ont un coût non négligeable (surtout que j'ai deux petites sœurs qui avaient la même attirance). Mes parents nous ont inscrite dans un petit club très familial qui venait d'ouvrir dans notre commune. On étaient assez peu de cavaliers, les chevaux vivaient tous ensemble dans un immense pré et c'est ainsi que j'ai commencé à vraiment apprendre des choses sur le cheval. Ce club était génial, on faisait de l'équitation mais on faisait aussi de la voltige, de l'attelage, du spectacle équestre, des balades, du travail à pied (j'ai appris à longer bien avant d’enchaîner un parcours de saut), on faisait aussi de petites séances de théorie avant les cours sur les brosses, leur utilité, l'anatomie du cheval, etc. C'était vraiment ce qu'il me fallait parce que je n'ai pas seulement appris à monter à cheval, j'ai appris tellement plus (et je n'ai malheureusement pas de photos de cette époque...) !

Mes années de propriétaire

Quelques années plus tard je deviens propriétaire d'une ponette, mais un cheval ça ne vit pas seul, donc une seconde est arrivée à la maison. Et le troupeau a grandi petit à petit. Pendant près de 15 ans je me suis consacré à mes chevaux, je faisais quasi exclusivement de la randonnée, de temps en temps un peu de saut et du travail à la longe.


Jument pur sang arabe au travail à la longe
Séance de longe avec Eshita

Photo prise par un cavalier sur son cheval, on voit devant un autre couple cheval/cavalier
Pause broutage pendant une balade avec Berkeim et Ailette

Mes chevaux prenant de l'âge il a fallu adapter leur travail à leurs capacités physiques et à leurs envies. Depuis environ 5 ans je m'intéresse beaucoup à l'équitation éthologique et à ses différents courants (comprenez une équitation qui se base sur le fonctionnement biologique et biomécanique du cheval et dont une grande partie se fait au sol). J'ai mis en place des séances avec mon cheval et je pense que ça a beaucoup contribué à son évolution mentale, il est beaucoup plus zen et tranquille dans sa tête.

Une envie de se remettre en selle

J'ai dû déménager et j'habite maintenant assez loin de mes chevaux et je ne souhaite pas déménager Berkeim. Il vit actuellement sur les terres agricoles de mon père, dehors, en troupeau, il mange notre foin et le mettre en pension signifiait forcément l'enfermer dans un petit espace (oui, là où j'habite, les prés ça n'existe pas, un paddock de 15*20 c'est déjà immense) et l'arracher à son troupeau, ce qu'il supporterait très mal.
Malgré tout j'ai eu envie de me remettre à cheval de façon un peu plus sportive. J'avais un apriori assez négatif sur les centres équestres et je ne voulais pas me retrouver dans une usine.
J'ai monté dans un premier club où les chevaux (de club) étaient dehors, bien portants, la qualité de l'enseignement était là aussi. J'ai repris une équitation plus classique mais malgré tout assez variée et j'ai même pris goût au saut et j'ai participé à ma première compétition (une Club 3 en interne et j'ai fait SF avec Missing) ! J'ai apprécié cette période mais j'ai dû déménager.


Cheval et sa cavalière en saut sur une épreuve interne en Club 3
Audrey en saut : photo rare !

Après ça j'ai trouvé un autre club, bien en apparence mais la gérante avait une méconnaissance assez incroyable de ce qui se fait actuellement dans le monde du cheval. J'ai entendu des inepties du type :

- A un moment pour progresser, même en étant cavalier de club il faut investir dans une bonne selle à 2-3000 €, ça change tout.
- Mais ça va à tous les chevaux ?
- Oui, oui, tu la fais faire pour toi et comme c'est une bonne selle ça s'adapte à n'importe quel cheval !

Ça ajouté à d'autres choses que j'ai vu et qui ne m'ont pas plu, j'ai filé très vite ! Ensuite j'ai fait une pause et quelques temps plus tard je me suis mise en quête d'une DP. Je voulais évoluer avec un cheval et pas seulement monter une fois par semaine de façon un peu automatisée et sans grand lien affectif avec le cheval. J'ai fait plusieurs essais avec une copine et on s'est arrêté dans une association de sauvetage de chevaux. Oui, ça c'était la façade mais en creusant on s'est aperçu que l'asso était tenue par une escroc qui ne connaissait rien des besoins du cheval (ou s'en foutait royalement, au choix) et qui faisait marcher la structure sur la crédulité des gens. Il n'y avait d'ailleurs que des novices en équitation, tous les cavaliers expérimentés qui sont passés là-bas n'ont pas traîné.
Après plusieurs mois à avoir monté plus ou moins n'importe comment j'avais besoin de retrouver un enseignement et j'étais plutôt attiré par le dressage. Toujours avec la même amie nous avons donc cherché un club qui pourrait nous accueillir. Je suis dans ce club depuis environ un an maintenant et je sens qu'il est temps de changer. Cette expérience m'a permis de me remettre à cheval correctement mais ça ne me convient plus. Je reviens à mon idée de DP, je veux progresser avec un cheval, je veux pouvoir faire du travail à pied (pourquoi pas un peu d'équifeel ?) et j'aimerais trouver des cavaliers qui ont la même vision du cheval que moi.


Et maintenant ?

Après un an dans le même club j'ai l'impression de tourner en rond. J'ai, évidemment, encore beaucoup à apprendre mais j'ai aussi envie d'évoluer avec un cheval (oui, je sais, vous l'avez déjà entendu). Puis en étant propriétaire j'ai eu l'habitude de faire ce que je voulais quand je voulais, sans contrainte et ça me manque un peu, cette autonomie qu'on a en étant proprio. J'aimerais aussi beaucoup pouvoir participer à quelque concours d'équifeel et pour ça il faut que je mette en place un travail régulier avec un cheval.
Bref, je commence doucement à rechercher une DP mais j'ai tellement de critères que ça n'est pas simple !

Mon club idéal ?

J'ai plusieurs fois songé à ce que serait mon club idéal. Pour moi ce club-là serait un endroit où les chevaux vivraient dehors, avec des abris et en troupeau. Ils mangeraient du foin (ça peut être bizarre pour certains, je vous assure !). Les cours seraient diversifiés, on ne serait pas la classique monotonie du "une semaine on saute, la suivante on fait du plat et ainsi de suite"...


Attelage au salon du cheval d'Avignon

On pourrait aussi monter sans mors, on aurait un vrai suivi des pros de santé (dentiste, ostéo, podologue, a minima). On y organiserait des stages avec des experts dans certains domaines et pas uniquement des cavaliers. Finalement ça serait vraiment un lieu d'apprentissage autour du cheval, pas uniquement de l'équitation. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais des lieux comme ça, ça manque cruellement, non ?

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2 Commentaires

  1. J'en suis au même point.. Pas facile de trouver l'idéal ou faudrait être millionnaire

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    1. Effectivement c'est parfois très compliqué et ça m'a poussé à ne plus monter en club plusieurs fois et pendant de longues périodes. Il faut s’arrêter avant d'être dégouté.
      Bon courage dans tes recherches !

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