Le monde des courses : ce que j'en pense

Photo montrant trois chevaux de courses durant une manifestation sportive

J'aime faire des article ou même des vidéos qui lancent un sujet et qui ouvrent au débat. Pour peu qu'il soit construit et argumenté c'est toujours intéressant. Il y a peu, l'association L214 qui milite activement pour la cause et le bien-être animal dénonçait les conditions d’abattage des chevaux.


Etant moi-même végétarienne (végétalienne quand je suis à la maison et végétarienne a minima en dehors), j'ai réagit en partageant l'enquête sur  mon compte Instagram (@crottins_co). Mes mots ont engendrés des discussions en privé, et j'ai envie de vous partager mon opinion sur plusieurs points. Il ne sera pas question de végéta*isme, ni même de véganisme, mais j'ai envie de revenir sur le monde des courses. Quel rapport avec mon histoire sur L214 et son enquête me direz-vous, et bien la plupart des chevaux présents dans l'abattoir étaient des chevaux de courses, réformés ou pas assez performants.

Je vais vous exposer l'ensemble des choses qui me choquent et qui me posent problème quant à l'industrie des courses hippiques.

Un cerveau en bouillie dans un Palace 4*

La première chose à mentionner, ce sont les conditions de vie des chevaux : en box ou au mieux dans un paddock de 15 m², souvent seul. Dans mon système de valeur et selon ma vision du cheval, ce n'est pas un bon environnement. Un cheval doit pouvoir bouger (vraiment, pas juste tourner sur lui-même) et avoir des congénères avec qui interagir pour pouvoir bien se développer mentalement. Qu'ils aient un suivi vétérinaire, ostéo, dentaire, (etc.) ne compense absolument pas l'enfermement qu'ils subissent au quotidien.

Photo montrant une écurie de course : pelouse vert et tondue court, box en fond et chevaux qui passent


Un peu d'exercice, ça fait du bien !

Autre point à aborder : le travail. Les chevaux de course sont débourrés très tôt. L'entrainement peut commencer dès leur deuxième année, pour un animal qui fini sa croissance vers 8 ans en moyenne (ok, 6 pour les plus précoces), il me semble que c'est vraiment trop tôt. Pas de parallèle avec les humains s'il vous plaît parce que oui, il est recommandé pour les enfants/adolescents de pratiquer une activité sportive régulière mais c'est bien la régularité qui est conseillée, et jamais l'intensité. Les jeunes chevaux de course subissent un entrainement beaucoup trop intense, beaucoup trop tôt.

Photo montrant un groupe de chevaux montés, qui semblent s’apprêter à partir à l'entrainement

Sois rentable ou crève !

Ce qui nous amène au point suivant : la rentabilité ! Parce qu'un cheval de course, s'il ne fait pas ses preuves à l'entrainement, il doit dégager, idem pour un cheval qui commence à décliner et qui perd en performances. Alors là plusieurs options : soit on lui trouve une famille, soit on l'envoie à l'abattoir (plus simple, plus rapide). Et sur ce sujet je suis partagée : d'un côté j'admire les gens qui récupèrent un pur sang, lui évitant ainsi de finir au couteau et d'un autre côté je me dis que c'est quelque part participer à cette industrie. Mais si personne ne récupère le cheval, son destin sera scellé direction la boucherie. Dans le même temps, accueillir un cheval qui a commencé à travailler si tôt induit forcément des problèmes de santé (arthrose très tôt, fragilité des articulations et j'en passe). Ce sera donc au nouveau propriétaire d'assumer les dégâts causés par l'écurie d'origine.

Money money money (le retour)

Reste une dernière chose, et pas des moindres, dont j'aimerais qu'on parle : le principe même des courses hippiques. Dois-je vous rappeler le fonctionnement de ce système ? Des gens qui misent de l'argent sur une "prouesse" réalisée par un animal contraint : suis-je la seule à être écœurée ?
Et là je ne parle pas uniquement du Cheval, les courses de lévriers, les combats de chiens et toute autre pratique similaire (dont je ne veux rien savoir puisque mon avis est déjà fait), sont tout aussi répugnantes !

Photos montrant des chevaux en pleine course

C'est pas mieux ailleurs

Un argument qu'on m'oppose souvent c'est le fameux "Oui mais tu sais, dans les centres équestres c'est pas forcément mieux". Non, effectivement et malheureusement, les conditions de vie des chevaux en club ne sont pas toujours optimales. Est-ce que je trouve ça normal ? Non. Est-ce que d'autres pratiques ou disciplines sont néfastes pour le cheval ? Bien sûr ! Est-ce que ça légitimise ce genre de traitements ? Certainement pas. Est-ce que c'est l'ensemble des professionnels du monde du cheval qui devraient se remettre en question ? Carrément ! Est-ce que les cavaliers devraient mieux sélectionner à qui ils donnent leur argent et ce qu'ils cautionnent ? Oui.
Je ne comprends pas cette manie à toujours comparer à aussi mauvais ou à pire alors qu'il y a aussi des exemples de mieux, voire de bien mieux et ce sont ces exemples-là qu'on devrait mettre en avant.

Audrey (la blogueuse) et Berkeim (son cheval)
Je suis loin d'être parfaite mais j'essaye d'appliquer mes principes à ma pratique de l'équitation et à mon rapport avec mes chevaux

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2 Commentaires

  1. Je ne vais pas t'étonner mais...Je suis d'accord à 100% avec toi !
    Le "oui mais il sont bien suivis par des pros" ou le "mais les chevaux de club c'est pire", ça me tue à chaque fois ��‍♀️

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    1. Quoi ?! Lisa est d'accord avec moi ? Effectivement, c'est bizarre 🤣
      Mais clairement je ne peux plus supporter ces "arguments"...

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